Hey OoOoOo!!!
On a pris notre temps, et on est restés fidèles à notre projet de départ. Prendre le temps de voyager et de rester si on se sent bien avec les gens qu'on rencontre est notre devise depuis que l'on a quitté la France, mais ça y est, depuis quelques jours, on est sortis du Chili!!
Presque quatre mois dans ce pays qu'on connaissait si peu avant d'y mettre les pieds. Des rencontres très fortes, de l'émerveillement devant la générosité des nombreuses personnes rencontrées , des moments de transcendance face à la nature si impressionnante et variée, des petits plats délicieux et des heures à cuisiner, des rires partagés, chaque jour ou presque! Ah, même si notre voyage s'arrêtait aujourd'hui, on rentrerait sans regrets!
Le Nord du Chili nous a dévoilé des paysages à l'opposé du Sud. Là-bas on a connu des forêts vertes, ici des cactus, là-bas des lacs et glaciers, ici des océans de sel, de sable ou de souffre, là-bas la pluie et l'humidité, ici un soleil écrasant et la poussière.
Les gens nous le disaient, le vivre est tout autre chose!
Le 14 juin, nous sommes arrivés à San Pedro de Atacama, au niveau de la frontière bolivienne. San Pedro, c'est une oasis dans le désert. En réalité, mis à part les oasis et la côte pacifique, tout le nord du Chili est désert. Désert de sable ou de rocailles, mais quasi vide de végétation.
A San Pedro, nous avons été accueillis par Enrique qui, malgré l'exiguité de la pièce unique dans laquelle il vit, s'est montré très généreux. Le village est hyper touristique et on y croise plus de blonds aux yeux bleus qu'autre chose, super, on adore!
Mais les alentours en valent la peine. Les dunes. Le sable à perte de vue, sur lequel se couche le soleil, détaillant toutes les nuances de l'arc-en-ciel. Les grottes creusées par le vent dans lesquelles on se faufile de nuit. Une montagne rocailleuse qui surplombe un canyon, que l'on escalade avec notre pote Mario. Un peu plus loin, et plus haut, presque à 4000 m d'altitude, des geysers. Des piscines termales dans lesquelles je me suis baignée, malgré les quelques degrés en dessous de zéro, passant pour la starlette des Chiliens qui me félicitent et me trouvent vaillante. Ha ha, s'ils me connaissaient, moi la chochotte, mais Vosgienne, nan?
| Température extérieure: 0, max intérieur: 70 degrés. |
Et quelques super rencontres. Par l'intermediaire d'un couchsurfer, on rencontre Mario, journaliste Santiaguinien qui a plaqué son poste à la CNN il y a peu pour voyager avec sa titine jaune citron. On s'entend bien, et on arpente ensemble les alentours de San Pedro, s'enlisant dans le sable ou passant des heures au sommet d'une dune de la vallée de la mort à attendre que la lune se lève et donne un nouveau visage aux roches constellées de quartz.
| El Valle de la Luna, qui serait l'endoir au monde dont la géographie se rapporche le plus de celle de la lune... |
Au bout d'une semaine et d'aventures loufoques, on reprend notre sac a dos et repart pour une nuit de bus et encore quelques 1000 km. Ma ptite soeur Sabet et sa copine Anne ne sont plus qu'à quelques centaines de kilomètres de nous maintenant!
L'escale à Arica, à la frontiere Nord du Chili, soit à presque 6000 km de Punta Arenas où nous étions quatre mois avant (j'ai vérifié mes sources depuis le dernier Post!), nous offre mieux qu'un simple passage. Sur la côte pacifique, c'est un des spots de surf les plus importants du pays.
Italo nous y accueille. Un rasta de 35 ans qui nous donne de suite sa confiance et nous partage sa nonchalance! On rit, on se balade des heures le long de la plage et on finit la journee par une soirée à la Aricana: sur une plage au nord de la ville, en face de l'école militaire, avec du son dans la voiture et des bières. C'est trop rigolo, sur plusieurs centaines de mètres, des voitures sont garées face à l'océan. Dans et autour de chacune, un groupe de potes, un style de musique et une ambiance! J'adore! Régulièrement passent les pacos (les flics). On baisse le son quelques minutes et la musique reprend de plus belle! Avec le petit vent chaud qui souflle, on arrive presque à sentir le climat dans lequel baigne la France depuis des semaines, et ça fait du bien!
| Notre hôte à Arica, Italo. |
Le lendemain soir, on a la chance d'assister à un défilé Aymara, la communauté indigène la plus importante de la zone. Des heures de danse, de musique, de costumes et de froufrous qui font la joie de Julien le photographe.
Le surlendemain, le 22 juin, au petit matin, nous faisons nos adieux à Italo et grimpons dans un train! Cela faisait longtemps! Il nous amène à Tacna, de l'autre côté de la frontière, au Pérou! Ce soir-la, on a rendez-vous avec Sabet, je suis toute fofolle!
Quelques heures plus tard, elle et Anne (et oui, on est deux!) nous accueillent avec un repas de fruits exotiques dans le petit hôtel qu'elles ont choisi, à Arequipa.
Les jours qui suivent ne sont que papotage, petits dej' qui durent des heures, jeux et balades! On se sent en vacances!!!
Au bout de quatre jours, on s'agite un peu, et nous voici en route, cahin caha, sur une route caillouteuse pour nous rendre dans le cañon de Colca. Par chance, le jour de notre arrivée au village de Cabanaconde, c'est jour de fête au village, il y a une corrida! Les toreadors étant tous ronds comme des queues de pelles, ils ne font pas grand mal aux torreaux, ce qui nous laisse tout le loisir de profiter de la beauté des robes et chapeaux traditionnels des femmes au milieu de montagnes cultivées en terrasses d'inspiration Inca. Bienvenue au Pérou!
Le trek qu'on a choisi nous amène le 1er jour à descendre plus de 1000m de dénivelé, dans le creux du cañon. Là en-bas, coule une rivière, et la nature s'exprime. Fleurs de toutes les tailles et couleurs, avocatiers, figuiers, citronniers et autres se partagent l'espace. Le 2ème jour, on longe cette rivière pour arriver à ce que par ici on nomme l'Oasis. En réalité, un endroit plus large du fond du cañon où les hôtels avec piscine d'eau de la rivière ont poussé comme des champignons. C'est pas grave, c'est trop beau, il fait bon et on est tout heureux de se baigner!!
Le spectre de la montée du lendemain nous hante, mais ne nous empêche pas d'en profiter. Et jusqu'au bout! Le 3ème jour, tout le monde entame la montée a 5h, dès le lever du soleil. Nous non, on se baigne jusqu'à 11h. Erreur! Les 1012 m de dénivelé positif sous le cagnard entre 2000 et 3000 m d'altitude nous donnent envie de crever!
Chacun son tour en bave, mais après 3 h pour Julien et 4h pour nous les filles, on arrive à bout de cette montée interminable!!!Victoire!!!
Trop fiers de nous, mais la difficulté à respirer à cette altitude nous prend un peu au depourvu!
Vivement les prochains treks plus hauts!!
Pour nous reposer de ce trek et parce qu'on se sent vraiment en vacances avec les filles, on rentre à Arequipa, et nous revoilà depuis 4 jours dans le même hôtel qu'avant!
| Les nénettes en visite culturelle à Arequipa |
C'est rigolo et on en avait besoin, même si la capacité de grandouille de Julien est bien plus importante que la mienne! J'essaye de me fondre au rythme de la petite bande, et je dois avouer que depuis hier je m'y fait bien!
Mais demain nous repartons. Aujourd'hui, Mikl, un copain de Sabet et Anne nous a rejoint, et tous les trois vont se balader chez un copain de Mikl. Pendant ce temps, nous nous en allons à Puno, au bord du Lac Titicaca, chez un couchsurfer. En fin de semaine, on devrait tous se retrouver là-bas, avec en plus Tété et Francois! Les soeurs Florence réunies, ça faisait longtemps! Bon courage Julien!!!
Julien avait une heure d'avance sur les nanas? Il vous a fait marcher?
RépondreSupprimerJuju avec 3 Florence c'est Byzance !
RépondreSupprimerIl est mignon Monsieur Pignon, il est content Monsieur content !!!!!!!!!!!!!
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