lundi 29 août 2011

Coups de fourchette ou de machette?

Une fois n'est vraiment pas coutume depuis le début de ce voyage, en ce moment même oú je vous écris, je dégouline litteralement. Nous sommes à l'Est de la Bolivie, dans les basses terres, dans une petite ville nommée Buena Vista, et il fait une chaleur étouffante. C'est assez désagreable toute cette sueur moite, mais en même temps, on ne peut s'empêcher de reconnaitre qu'on est bien contents d'avoir troqué nos doudounes contre un maillot de bain!

Chute en altitude

C'est à notre départ de La Paz, il y presque trois semaines, que tout a commencé. En une journée de bus, quittant notre famille adoptive bolivienne et sa maison située à quasiment 4000m d'altitude, on est descendus à 2500, à Cochabamba. On avait été invités là bas par Maxime, un belge en thèse d'agro quelque chose que nous avions rencontré en trek. Il nous accueille comme des rois, nous concocte une espèce de tartiflette à la bolivienne, avec jambon de poulet sans goût et fromage frais qui fait couic couic quand on mord dedans, et nous abreuve de conseils sur les parcs du coin. Suivant ses conseils, on s'en va le lendemain matin pour la région du Chapare, celle où se produit une grosse majorité de la Coca du pays. La feuille de Coca, celle qui est machée et utilisée quotidiennement depuis des centaines d'années par les habitants de l'altiplano et autres, et à laquelle on s'est fait depuis un petit moment. Ca soigne tout, c'est presque magique, donne de la force pour grimper en altitude, soulage les maux de tête, d'estomac... On se mettrait presque a la coc' au retour! On s'en va donc à quelques heures au Nord de Cochabamba, à Villa Tunari, à à peine quelques centaines de mètres d'altitude.

Du coup, forcément, changement radical de climat, c'est les Tropiques!!!!! Enfin!!! En deux jours, on passe des sommets enneigés et de la très haute montagne à un paysage de bananiers, les cocotiers, la forêt dense, les oiseaux aux chants débordants d'originalité, les insectes de formes et couleurs jamais imaginées, les moustiques, les fourmis, les singes!
On savoure à fond, dégoulinants du matin au soir mais heureux. Suivant les conseils de la nénette du mini office de tourisme, on va se baigner aux " Tres arroyos", censé être une piscine naturelle dans la rivière magnifique. On découvre une réalité qui nous dépite depuis le début du voyage: à l'endroit dit, les gens se lavent dans la rivière avec force savon, sous une affiche de pub géante pour un shampoing. On remonte un peu la rivière, on tombe sur des toilettes. On remonte encore un peu et découvre carcasses de voitures et hydrocarbures. Merci bien, mais on ne se baignera pas! Malgré la beaute des paysages ici, on reste cois parfois devant les quantités de déchets qui sont jetés n'importe où!
Après une dernière balade dans une réserve de serpents un peu abandonnée et la découverte d'insectes fous, on rentre à Cocha. Max nous a invités le lendemain, 15 aout, au défilé de l'Urqupiña, un défilé de milliers de danseurs et musiciens en costumes venus de tous les coins du pays! On passe la journée à leur rythme, julien se faisant plais' en photo, moi grignotant des spécialités et papotant avec ces expatriés francophones.

Retrouvailles "a la francesa"

Cela fait plus de deux mois maintenant qu'on a quitté Aurel et Mag pour la dernière fois, et n'étant pas très loin les uns des autres, on se rejoint à nouveau, avec plein de choses à se raconter!
Une nuit de bus nous amène à Santa Cruz, la capitale économique du pays, à l'est, du côté des frontières brésilienne et paraguayienne. Il est 7h du mat' quand on arrive mais déjà il fait très chaud. On prend un autre bus folklo, qui s'arrête dès qu'il y a des vendeurs d'oranges ou de mandarines sur le bas-côté, et 4 heures plus tard, nous voilà à Samaipata. Sur la place du village, deux bouilles blanches, roses ou barbues nous attendent, c'est Mag et Aurel!
C'est super, quand même, de voyager en parallèle avec eux, on a un peu l'impression d'être à la maison quand on se retrouve!
On pose la tente dans un camping de hippies, et se pose, pour quelques jours de détente et de plaisirs culinaires. Dans ce village vivent un fromager suisse et un charcutier allemand. C'est pas fou, ça? Pour nous ça l'est, car ça veut dire reblochon et lard fumé, ingrédients essentiels à la diète du specimen julienesque...et de nous tous! On se remplit la panse à mesure que notre porte-monnaie se vide, mais se couche heureux et repus!

Comme nous l'avait prédit une mamie dans le bus, à l'approche du week-end, le temps se gâte. Sans vrai froid, on ne peut pas passer à la saison suivante disait-elle. Eh bien, il se pointe vraiment, le froid. Surprenant, même, au point que le samedi, on va se balader dans une forêt de fougères arborescentes (oui oui Jess et Rod!) et qu'on se retrouve face à des fleurs tropicales grandes comme une main recouvertes d'une couche d'un centimètre de glace! Il y a comme un décalage que l'on n'aurait pas imaginé!


Dans la jungle à la machette

 
Le froid nous aide à décoller, et à se rendre au Nord du parc Amboro, dans la zone des basses terres, où on a décidé de faire un trek ensemble avant de se quitter. Le temps de trouver un guide, d'obtenir l'autorisation écrite d'entrer dans le parc pendant 4 jours (galére!), de rassembler de quoi se nourrir, de trouver un taxi qui accepte de nous rapprocher un peu (pas facile!), on s'enfonce dans la forêt vers l'entrée du parc. Interdiction formelle d'y pénétrer sans guide, c'est dangereux dit-on. Pour les animaux sauvages? Non, pour les traficants de cocaïne, installés bien à l'abri apparemment dans le parc. Soit.

1er jour, on retrouve Dalmiro, notre guide, à La Chonta, cabane qui marque l'entrée du parc. On convient avec lui de ce qu'on va faire, il a l'air étonné mais content de partir aussi longtemps, et nous voilà tous les 4, une fois de plus, en pleine nature avec notre sac sur le dos, munis cette fois-ci d'une machette! On ne sait jamais à quoi s'attendre, mais c'est ça qu'on aime! On commence à remonter el Rio Colorado, c'est géant, cette végétation luxuriante qui nous entoure! Les rochers glissants pour traverser la riviére nous font un peu moins tripper, Mag et moi, mais la beauté du paysage rattrape le coup! Peu de temps avant la tombée de la nuit, on pose notre campement, et guette les sons des animaux. Un tapir s'approche, mais ne se montre pas. Ca ne sera pas pour ce soir...

2éme jour. A six heures, je suis reveillée par le chant des oiseaux. Magique, je me léve, le soleil se léve lui aussi et le ciel est clair, les oiseaux chantent à tue-tëte, les poissons grouillent dans la riviére! Elle est pas belle la vie? Ca va nous manquer, ca, au retour, il va nous falloir au moins un jardin! Aujourd'hui, on poursuit la remontée de la riviére jusqu'à une piscine naturelle, un trou oú il doit y avoir pas mal de poissons. C'est frisquet, mais ca fait du bien! On laisse les affaires et s'enfonce dans la foret, oú Dalmiro et Julien ou Aurel selon les moments, tracent le chemin à la machette. Au détour d'une montée, Julien apercoit un animal posé dans un arbre. C'est une sorte de hérisson, mais de la taille d'un gros chat et aux pics proportionnels! Il parait qu'il les éjecte lorsqu'il se sent attaqué, on ne fait pas trop nos malins et le laisse en paix. Sans être hostile, la nature est bien sauvage ici, et pas question de poser ta main quelque part sans avoir jeté un oeil auparavant. Les fourmis grouillent, de toutes les tailles et vénénosité! Elles font des autoroutes sur des centaines de métres qui nous laissent rapidement augurer de leur organisation. On se croirait un peu dans "Les fourmis" de Werber à certains moments et se sent tout petits.

 
3éme jour. Avant d'entamer la redescente, on veut grimper un peu plus haut, mais il faut traverser la riviére dans des rochers à escalader et trés glissants. " Un chemin pour les hommes", a dit Dalmiro, " mais sans les sacs, les filles sont fortes, elles y arriveront!". On tente, évidemment! Mais je ne suis pas trés en forme et n'arréte pas de tomber. Concentrée et saoulée, je finis par foncer de pleine téte dans un tronc et lache l'affaire. J'arréte là! Julien, sympa, reste avec moi. Et ne le regette pas, puisque quelques minutes aprés, il apercoit un tapir. "C'est gros comme un veau", dit-il! On se pose en affut pour essayer de le voir à nouveau, mais il ne se remontre pas! Dommage. Pendant ce temps, Aurel a été pécher avec Dalmiro à la machette, et ils reviennent avec quelques belles prises!
 
4éme jour. Levés tot, on entame la redescente sous un soleil de plomb. Soudain, on tend le cri de singes araignées. On pose les sacs et grimpe dans la foret, et parvient à les retrouver. Ils sont toute une colonie, plusieurs dizaines, dans les arbres. Pendant de longues minutes, tout émus, on s'observe, eux et nous, eux criant, nous faisant le moins de bruit possible. Julien croit avoir ete reconnu comme l'un des leurs avec sa barbe, et l'un d'eux lui lance une branche. D'un coup, les males dominants se mettent à rugir plus fort, tous se taisent et ils s'en vont, dans un silence le plus parfait. On a l'impression de sortir d'un réve, d'une rencontre sans paroles. Plus tard dans la journée, on essaiera d'en voir d'autres, mais l'escapade dans la jungle ne nous améne qu'à nous y enfoncer jusqu'à la nuit tombante, à commencer à douter du sens de l'orientation de Dalmiro, pourtant hyper aiguisé, et à se retrouver, en fait, à quelques métres de l'ancienne cabane des gardes forestiers oú on va camper! Ah le blagueur!
 
5éme jour. On rallonge un peu ce qui était prévu, on est bien, là, et Dalmiro connait de bons coins pour l'observation des oiseaux! Une derniére belle balade dans cette foret humide nous offre dés l'aube un concert en direct de perroquets, d'espéces de dindons orange à houpette, de toro-toro au chant qui ressemble à une goutte d'eau tombant sur du métal et pleins d'autres. Lorsqu'on quitte Dalmiro, on a encore des sons plein les oreilles, mais on est vannés et ne réve que de se laver! Une bonne douche et des grosses frites maison aprés, on s'écroule tous! 


Chaque jour nous rapproche un peu plus dangereusement de notre départ, et c'est avec un petit pincement au coeur que cette fois-ci on quitte Magali et Aurelien. Ces jours-ci étaient les derniers passés ensemble sur ce continent! Ce matin, Julien et moi partons en direction du Paraguay, et Aurel et Mag s'en vont vers le Nord de la Bolivie!

Mais l'aventure n'est pas terminée, alors je me dépéche de vous quitter pour aller en profiter!!Des gros bisous a tous, et à trés bientot!!! 

samedi 6 août 2011

Le Pérou, c'est fini, les soeurettes aussi! Bienvenus en Bolivie!

Hola amigos!

Plus de six mois déjà qu'on a quitté le sol européen pour s'en aller à la découverte d'autres facons de vivre! Ca passe, didon, et pour chacun de vous aussi pleins de choses bougent et ca fait plaisir!


Les dernières semaines ici nous ont enfin offert un climat un peu plus doux, voire très chaud! Un bien fou! Pouvoir se laver les cheveux sans se dire "oh non, je vais cailler après"!!! Ou tout simplement se préparer à manger dehors sans devoir faire des flexions-extensions toutes les cinq minutes parce qu'on a les pieds engourdis, c'est bon!


Après avoir retrouvé ma soeurette Sabet, sa copine Anne et leur pote Mickael à Arequipa, dans le sud du Pérou au début du mois de juillet, on se sépare pour quelques jours.


Pour Julien et moi, c'est direction Puno, ville connue pour être sur la rive du lac Titicaca, le lac navigable le plus haut du monde. Puno est bien en altitude, de fait, à quelques 3827 m au dessus du niveau de la mer! Le froid ambiant est pourtant bien compensé par la chaleur de la famille d'Hernan, qui nous accueille chez lui. Les trois premiers jours se passent entre découvertes culinaires diverses et balades dans cette ville faite de bric et de broc, d´étals de fruits, légumes, outils, vêtements dans les rues à même le sol, taxi, mini bus en veux-tu en voila, et espèces de triporteurs, les taxi-motos. Rien à voir avec la Arequipa proprette et coloniale, la région de Puno est une des plus pauvres du Pérou. Ici, on sent la difference de niveau de vie entre la nôtre et la leur. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, les gens d'être souriants et de s'accomoder de ce qu'ils ont. Le papa d'Hernan, nomme Hernan lui aussi, se prend d'affection pour nous, et après avoir passé une bonne heure à observer comment je cuisine un Tajine de boulettes pour toute la famille, m'apprend le lendemain à cuisiner le Ceviche, cet espèce de carpaccio de poisson cru! Un délice, et un bon moment de partage!
Hernan, le fils, a un hôtel, mais en découvrant le concept d'échange du couchsurfing, il a adoré, s'est inscrit, et lorsque nous arrivons, il y a déjà trois autres personnes chez lui, un francais, Robin, un argentin, El Parajo, et un paraguayien, Patricio, avec qui on passe des soirées bien festives!


Quelques jours plus tard, c'est la date fatidique! Mes deux soeurs et leurs accompagnateurs, Francois pour Tété, Anne pour Sabet, nous rejoignent! Je suis tellement excitée qu'on passe presque quatre heures à les attendre au terminal de bus, et les retrouvailles sont des plus joyeuses!
On se fait trois jours de papotage, de balades, de mini-croisière sur le Titicaca, et nous revoici nous séparant! Il est temps pour Sabet et Anne de prendre leur bus de plus de 70 heures pour rallier Buenos Aires d'où elles décollent dans quelques jours!
Et avec Tété et Francois, on monte à Cuzco. Ici, on n'est "plus qu'à" 3000 m d'altitude et il fait déjà moins froid, on est contents!!


Pour contourner un peu l'industrie du tourisme qui sévit à Cuzco avec le Macchu Picchu, tout en pouvant découvrir les merveilles laissées par le peuple Inca, on a repéré depuis un moment un trek qui a l'air super. Le temps de louer un peu de matos pour Francois et Tété, et nous voici partis en direction de Cachora. Quatre heures de mini bus, taxi et autres et nous voici, sac au dos tous les quatre, en route. Ce trek de deux jours aller, deux jours retour nous amène à ce que les guides nomment "l'autre Macchu Picchu", le Choquequirau. La balade semble ardue, et beaucoup nous recommandent de prendre des mules, un guide, des cuisiniers ou que sais-je encore, mais le sentier étant très bien marqué, on décide néanmoins de s'y rendre tous seuls.


Premier jour, après une montée douce de quelques heures, on aperçoit, vue d'en haut, notre route pour les prochains jours: une descente jusqu'à la rivière qui sépare les deux montagnes, soient quelques 1500 m de dénivelé. Puis la montée, de l'autre côté, soit le même dénivelé, mais en positif, ouah! Normalement, le troisième jour, c'est plus cool, un peu de plat jusqu'aux ruines de l'ancienne cité. Ensuite, ce sera le chemin inverse, on redescend et on remonte tout!
Okay! Ca n'a pas l'air facile, et chacun se conditionne comme il peut, enfin nous surtout, Julien, lui, aime l'effort, il aime monter beaucoup, que ce soit difficile ne l'effraie pas, tant qu'il y a de nouvelles choses à découvrir!
Le premier soir, on dort donc tout en bas, et il fait bon!!!! On est aux anges, petit T-shirt, vent doux, que c'est agréable! Cela doit vous paraître tout à fait normal, à vous copains francais qui crevez de chaud depuis plusieurs mois maintenant, mais pour nous, ca n'est pas très courant depuis notre départ! Tout autour de nous, des papayers, des bananiers, en plus on est tous seuls, avec le papy qui habite à côté!
Lendemain, deuxième jour, la terrible montée nous attend! On l'entame tôt, comme on nous l'a conseillé, mais ça reste de la pure montée pendant...six heures! Julien et Francois devant, Tété et moi à notre rythme, qu'est ce qu'on est fiers quand on arrive en haut!
On passe la soirée dans la famille du petit Benjamin qui devient le copain de François, attablés devant un délicieux plat de riz, frites et oeuf frit. Ah oui, au Pérou, c'est comme au Portugal, c'est riz et patates à tous les repas!
Troisième jour. Le soleil se lève sur la montagne, et cette fois-ci on le voit d'en haut, on l'apprécie d'autant plus! Après une heure de marche et un montage de tente en deux-deux au camp de base, on part à la découverte des ruines. Par là, le centre administratif. Plus haut, une esplanade qui devait être le centre de la ville, le réseau de canalisations d'eau, très savant et desservant toute la cité. Le centre religieux, tout en haut de la montagne. Les jardins, où étaient cultivés les fruits et légumes destinés à l'Inca, le chef Inca, en terrasse. Roberto, le papa du petit Benjamin, a appris plein de choses à Julien hier soir sur cette ancienne cité, et il nous partage ses anecdotes. Heureusement, parceque mauvaise comme je suis, j'ai du mal à apprécier à leur juste valeur ces ruines! Le soleil se couche tôt, ici, à 17h45 il fait nuit, alors on se depêche un peu, mais prend tout de même le temps de descendre à plus de 500 m en contrebas, vers des terrasses dans lesquelles sont incrustés des dessins de lamas en pierre blanche. On se rend bien compte ici de l'ingéniosité de cette ville: inaccessible sans être repéré, car située au sommet de la montagne. D'un site à l'autre, on ne devine pas le précédent, même si quelqu'un parvenait à un des sites, il n'aurait pu soupçonner, avant d'être vu, l'existence du reste. Au jour d'aujourd'hui, il n'y a que 70% du site qui a été mis à jour, les fouilles continuent. On apprécie d'autant plus la chance qu'on a d'être là, seuls, à imaginer la vie passée des habitants de cet empire autour duquel circulent tant de légendes et d'inconnues. Qui sait comment sera le site dans dix ans lorsque les cars de touristes pourront s'y rendre?
Quatrième jour. On fait deux groupes: Francois et Julien vont voir d'autres parties des ruines, avant de descendre à la riviere et de remonter au campement suivant. Thérèse et moi, on descend de suite. A 14h, après une petite heure de montée sous un cagnard écrasant et des pauses toutes les trois minutes, on arrive toutes les deux à un campement de rêve. Un oasis dans la montagne aride, des bananiers à foison, de l'herbe grasse. On se pose, tranquilles, et se repose en attendant les gars. 18h, il fait nuit noire, ils ne sont toujours pas là. On refuse de s'inquiéter et s'occupe l'esprit. 19h30, on apercoit enfin leurs frontales, Francois à bout de force, Julien portant les deux sacs à dos. Ouff!!! Francois a été malade et a perdu toute son énergie tôt ce matin, et l'étape était très longue...Heureusement que ces deux gars ont l'esprit sportif et une volonté de fer...
Plus de peur que de mal, mais on décide de prendre un jour de repos, pour reprendre des forces avant d'entamer l'ultime ascension qui nous ramènera à la civilisation! Car ici, on croise un peu de monde, mais tous sont à pied ou en mule, bien évidemment, pas de voitures!
Sixième jour, du coup, on décolle de nuit, tout doucement, afin d'éviter le cagnard. Et quand on arrive en haut, pu...., on est fiers!!!!Une super balade, 6000 m de dénivelé positif selon Julien notre guide, avec des supers paysages, mais un sacré dépassement de soi pour chacun! Sacrés Tété et François qui viennent nous voir et qu'on emmène dans nos aventures!


De retour au Cuzco, on se fait péter un gros restaurant bien mérité! Car le lendemain, déjà, Tété et Francois repartent pour Lima d'où ils décolleront.
On est déjà fin juin, et cela fait un mois que l'on voyage avec mes soeurs et leurs accolytes! Une autre page de notre voyage se ferme, nous laissant de supers souvenirs à tous! Si si, même Julien a apprecié la compagnie de ces autres Florence!


Il est temps de repenser à ce qu'on a envie maintenant! Alors ce sera la Bolivie. Sabet nous a laissé un contact à La Paz, la capitale la plus haute du monde, oscillant entre 3200 et 4000 m d'altitude. On contacte ces deux soeurs, Jhenny et Patty, et depuis plus d'une semaine, nous voici dans leur famille, sur les hauteurs de La Paz. C'est rigolo, leur frère, Ronny, est en ce moment-même à Strasbourg! Les boliviens sont supers accueillants, et on se sent bien dans cette ville. Vivre en famille en plus est toujours très intéressant et enrichissant pour nous comme pour les gens qui nous accueillent. On passe des heures à discuter tout en vacants aux activités quotidiennes. Aux alentours, il y a plein de chose à faire, la région de la Paz condensant à elle seule plusieurs types de milieux naturels: des sommets dépassant les 6000 m d'altitude, on passe en quelques heures de bus à des forêts tropicales à pas plus de 1200 m.


Plutôt que de le faire en bus, on choisit d'apprécier l'évolution des paysages à pied, en faisant un trek de trois jours, nommé El Choro, qui part de la Cumbre, à 4879m et va jusqu'à la petite ville de Coroico, aux portes des Yungas, la jungle locale. Le sentier emprunte un chemin pavé pré-inca, bien plus sinueux que nos routes romaines! Les changements de paysages nous laissent ébahis, même si du coup on retrouve avec moins d'enthousiasme les mini-mouches voraces, qui s'en donnent à coeur joie avec nos peaux fines et blanches! D'un autre côté, on a la chance d'observer des insectes de toutes les couleurs, et on sait que ca n'est qu'un avant-goût de toutes les bébètes que l'on va côtoyer un peu plus au Nord, dans la forêt!


Aujourd'hui, on est le 5 août, et pour la premiere fois depuis plus de six mois, on s'est séparés quelques jours. Julien est parti il y a trois jours découvrir le cadeau pour ses 30 ans: l'ascension d'un sommet à 6088m, le Huayna Potosi. Il devrait revenir d'une minute à l'autre, alors je lui laisse la parole...

ah ben...il est HS, mais entier, alors ce sera juste une petite photo!
A bientôt, et profitez tous de votre été!

Pfff! Les photos, j'abandonne, cela fait trois jours que j'essaye d'en charger, et ca n'est pas possible, ou sinon, une toutes les 45 minutes quand je me mets à danser devant l'ordinateur! Alors définitivement, ce sera pour le retour! Désolée!