samedi 6 août 2011

Le Pérou, c'est fini, les soeurettes aussi! Bienvenus en Bolivie!

Hola amigos!

Plus de six mois déjà qu'on a quitté le sol européen pour s'en aller à la découverte d'autres facons de vivre! Ca passe, didon, et pour chacun de vous aussi pleins de choses bougent et ca fait plaisir!


Les dernières semaines ici nous ont enfin offert un climat un peu plus doux, voire très chaud! Un bien fou! Pouvoir se laver les cheveux sans se dire "oh non, je vais cailler après"!!! Ou tout simplement se préparer à manger dehors sans devoir faire des flexions-extensions toutes les cinq minutes parce qu'on a les pieds engourdis, c'est bon!


Après avoir retrouvé ma soeurette Sabet, sa copine Anne et leur pote Mickael à Arequipa, dans le sud du Pérou au début du mois de juillet, on se sépare pour quelques jours.


Pour Julien et moi, c'est direction Puno, ville connue pour être sur la rive du lac Titicaca, le lac navigable le plus haut du monde. Puno est bien en altitude, de fait, à quelques 3827 m au dessus du niveau de la mer! Le froid ambiant est pourtant bien compensé par la chaleur de la famille d'Hernan, qui nous accueille chez lui. Les trois premiers jours se passent entre découvertes culinaires diverses et balades dans cette ville faite de bric et de broc, d´étals de fruits, légumes, outils, vêtements dans les rues à même le sol, taxi, mini bus en veux-tu en voila, et espèces de triporteurs, les taxi-motos. Rien à voir avec la Arequipa proprette et coloniale, la région de Puno est une des plus pauvres du Pérou. Ici, on sent la difference de niveau de vie entre la nôtre et la leur. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, les gens d'être souriants et de s'accomoder de ce qu'ils ont. Le papa d'Hernan, nomme Hernan lui aussi, se prend d'affection pour nous, et après avoir passé une bonne heure à observer comment je cuisine un Tajine de boulettes pour toute la famille, m'apprend le lendemain à cuisiner le Ceviche, cet espèce de carpaccio de poisson cru! Un délice, et un bon moment de partage!
Hernan, le fils, a un hôtel, mais en découvrant le concept d'échange du couchsurfing, il a adoré, s'est inscrit, et lorsque nous arrivons, il y a déjà trois autres personnes chez lui, un francais, Robin, un argentin, El Parajo, et un paraguayien, Patricio, avec qui on passe des soirées bien festives!


Quelques jours plus tard, c'est la date fatidique! Mes deux soeurs et leurs accompagnateurs, Francois pour Tété, Anne pour Sabet, nous rejoignent! Je suis tellement excitée qu'on passe presque quatre heures à les attendre au terminal de bus, et les retrouvailles sont des plus joyeuses!
On se fait trois jours de papotage, de balades, de mini-croisière sur le Titicaca, et nous revoici nous séparant! Il est temps pour Sabet et Anne de prendre leur bus de plus de 70 heures pour rallier Buenos Aires d'où elles décollent dans quelques jours!
Et avec Tété et Francois, on monte à Cuzco. Ici, on n'est "plus qu'à" 3000 m d'altitude et il fait déjà moins froid, on est contents!!


Pour contourner un peu l'industrie du tourisme qui sévit à Cuzco avec le Macchu Picchu, tout en pouvant découvrir les merveilles laissées par le peuple Inca, on a repéré depuis un moment un trek qui a l'air super. Le temps de louer un peu de matos pour Francois et Tété, et nous voici partis en direction de Cachora. Quatre heures de mini bus, taxi et autres et nous voici, sac au dos tous les quatre, en route. Ce trek de deux jours aller, deux jours retour nous amène à ce que les guides nomment "l'autre Macchu Picchu", le Choquequirau. La balade semble ardue, et beaucoup nous recommandent de prendre des mules, un guide, des cuisiniers ou que sais-je encore, mais le sentier étant très bien marqué, on décide néanmoins de s'y rendre tous seuls.


Premier jour, après une montée douce de quelques heures, on aperçoit, vue d'en haut, notre route pour les prochains jours: une descente jusqu'à la rivière qui sépare les deux montagnes, soient quelques 1500 m de dénivelé. Puis la montée, de l'autre côté, soit le même dénivelé, mais en positif, ouah! Normalement, le troisième jour, c'est plus cool, un peu de plat jusqu'aux ruines de l'ancienne cité. Ensuite, ce sera le chemin inverse, on redescend et on remonte tout!
Okay! Ca n'a pas l'air facile, et chacun se conditionne comme il peut, enfin nous surtout, Julien, lui, aime l'effort, il aime monter beaucoup, que ce soit difficile ne l'effraie pas, tant qu'il y a de nouvelles choses à découvrir!
Le premier soir, on dort donc tout en bas, et il fait bon!!!! On est aux anges, petit T-shirt, vent doux, que c'est agréable! Cela doit vous paraître tout à fait normal, à vous copains francais qui crevez de chaud depuis plusieurs mois maintenant, mais pour nous, ca n'est pas très courant depuis notre départ! Tout autour de nous, des papayers, des bananiers, en plus on est tous seuls, avec le papy qui habite à côté!
Lendemain, deuxième jour, la terrible montée nous attend! On l'entame tôt, comme on nous l'a conseillé, mais ça reste de la pure montée pendant...six heures! Julien et Francois devant, Tété et moi à notre rythme, qu'est ce qu'on est fiers quand on arrive en haut!
On passe la soirée dans la famille du petit Benjamin qui devient le copain de François, attablés devant un délicieux plat de riz, frites et oeuf frit. Ah oui, au Pérou, c'est comme au Portugal, c'est riz et patates à tous les repas!
Troisième jour. Le soleil se lève sur la montagne, et cette fois-ci on le voit d'en haut, on l'apprécie d'autant plus! Après une heure de marche et un montage de tente en deux-deux au camp de base, on part à la découverte des ruines. Par là, le centre administratif. Plus haut, une esplanade qui devait être le centre de la ville, le réseau de canalisations d'eau, très savant et desservant toute la cité. Le centre religieux, tout en haut de la montagne. Les jardins, où étaient cultivés les fruits et légumes destinés à l'Inca, le chef Inca, en terrasse. Roberto, le papa du petit Benjamin, a appris plein de choses à Julien hier soir sur cette ancienne cité, et il nous partage ses anecdotes. Heureusement, parceque mauvaise comme je suis, j'ai du mal à apprécier à leur juste valeur ces ruines! Le soleil se couche tôt, ici, à 17h45 il fait nuit, alors on se depêche un peu, mais prend tout de même le temps de descendre à plus de 500 m en contrebas, vers des terrasses dans lesquelles sont incrustés des dessins de lamas en pierre blanche. On se rend bien compte ici de l'ingéniosité de cette ville: inaccessible sans être repéré, car située au sommet de la montagne. D'un site à l'autre, on ne devine pas le précédent, même si quelqu'un parvenait à un des sites, il n'aurait pu soupçonner, avant d'être vu, l'existence du reste. Au jour d'aujourd'hui, il n'y a que 70% du site qui a été mis à jour, les fouilles continuent. On apprécie d'autant plus la chance qu'on a d'être là, seuls, à imaginer la vie passée des habitants de cet empire autour duquel circulent tant de légendes et d'inconnues. Qui sait comment sera le site dans dix ans lorsque les cars de touristes pourront s'y rendre?
Quatrième jour. On fait deux groupes: Francois et Julien vont voir d'autres parties des ruines, avant de descendre à la riviere et de remonter au campement suivant. Thérèse et moi, on descend de suite. A 14h, après une petite heure de montée sous un cagnard écrasant et des pauses toutes les trois minutes, on arrive toutes les deux à un campement de rêve. Un oasis dans la montagne aride, des bananiers à foison, de l'herbe grasse. On se pose, tranquilles, et se repose en attendant les gars. 18h, il fait nuit noire, ils ne sont toujours pas là. On refuse de s'inquiéter et s'occupe l'esprit. 19h30, on apercoit enfin leurs frontales, Francois à bout de force, Julien portant les deux sacs à dos. Ouff!!! Francois a été malade et a perdu toute son énergie tôt ce matin, et l'étape était très longue...Heureusement que ces deux gars ont l'esprit sportif et une volonté de fer...
Plus de peur que de mal, mais on décide de prendre un jour de repos, pour reprendre des forces avant d'entamer l'ultime ascension qui nous ramènera à la civilisation! Car ici, on croise un peu de monde, mais tous sont à pied ou en mule, bien évidemment, pas de voitures!
Sixième jour, du coup, on décolle de nuit, tout doucement, afin d'éviter le cagnard. Et quand on arrive en haut, pu...., on est fiers!!!!Une super balade, 6000 m de dénivelé positif selon Julien notre guide, avec des supers paysages, mais un sacré dépassement de soi pour chacun! Sacrés Tété et François qui viennent nous voir et qu'on emmène dans nos aventures!


De retour au Cuzco, on se fait péter un gros restaurant bien mérité! Car le lendemain, déjà, Tété et Francois repartent pour Lima d'où ils décolleront.
On est déjà fin juin, et cela fait un mois que l'on voyage avec mes soeurs et leurs accolytes! Une autre page de notre voyage se ferme, nous laissant de supers souvenirs à tous! Si si, même Julien a apprecié la compagnie de ces autres Florence!


Il est temps de repenser à ce qu'on a envie maintenant! Alors ce sera la Bolivie. Sabet nous a laissé un contact à La Paz, la capitale la plus haute du monde, oscillant entre 3200 et 4000 m d'altitude. On contacte ces deux soeurs, Jhenny et Patty, et depuis plus d'une semaine, nous voici dans leur famille, sur les hauteurs de La Paz. C'est rigolo, leur frère, Ronny, est en ce moment-même à Strasbourg! Les boliviens sont supers accueillants, et on se sent bien dans cette ville. Vivre en famille en plus est toujours très intéressant et enrichissant pour nous comme pour les gens qui nous accueillent. On passe des heures à discuter tout en vacants aux activités quotidiennes. Aux alentours, il y a plein de chose à faire, la région de la Paz condensant à elle seule plusieurs types de milieux naturels: des sommets dépassant les 6000 m d'altitude, on passe en quelques heures de bus à des forêts tropicales à pas plus de 1200 m.


Plutôt que de le faire en bus, on choisit d'apprécier l'évolution des paysages à pied, en faisant un trek de trois jours, nommé El Choro, qui part de la Cumbre, à 4879m et va jusqu'à la petite ville de Coroico, aux portes des Yungas, la jungle locale. Le sentier emprunte un chemin pavé pré-inca, bien plus sinueux que nos routes romaines! Les changements de paysages nous laissent ébahis, même si du coup on retrouve avec moins d'enthousiasme les mini-mouches voraces, qui s'en donnent à coeur joie avec nos peaux fines et blanches! D'un autre côté, on a la chance d'observer des insectes de toutes les couleurs, et on sait que ca n'est qu'un avant-goût de toutes les bébètes que l'on va côtoyer un peu plus au Nord, dans la forêt!


Aujourd'hui, on est le 5 août, et pour la premiere fois depuis plus de six mois, on s'est séparés quelques jours. Julien est parti il y a trois jours découvrir le cadeau pour ses 30 ans: l'ascension d'un sommet à 6088m, le Huayna Potosi. Il devrait revenir d'une minute à l'autre, alors je lui laisse la parole...

ah ben...il est HS, mais entier, alors ce sera juste une petite photo!
A bientôt, et profitez tous de votre été!

Pfff! Les photos, j'abandonne, cela fait trois jours que j'essaye d'en charger, et ca n'est pas possible, ou sinon, une toutes les 45 minutes quand je me mets à danser devant l'ordinateur! Alors définitivement, ce sera pour le retour! Désolée!

3 commentaires:

  1. Magnifique récit comme d'hab. Il faut dire que celui-ci on l'attendait avec un peu plus d'impatience depuis que Martine F nous avait informé que "Le Petit" était parti pour monter tjrs + haut. Ce n'est pas qu'on était inquiet mais bon ! on se connectait un peu + souvent.
    Bien content qu'il soit revenu ds son intégrité (enfin! Anne, merci de vérifier).
    Je vois que vous avez bien apprécié les visites des Flo & co. Prenez encore du plaisir .... mais pas trop de risques !!!
    Bisous à ts les deux.
    Les Zen ard

    RépondreSupprimer
  2. Super! Je ne savais pas Julien aussi sportif mais je savais que Anne était une bonne plume! Salut amigos! JLW

    RépondreSupprimer
  3. Annette!!! Coucou !
    Cela fait un bout de temps que j'avais perdu le fil mais je découvre avec joie que vous avez bien profité de votre découverte du Chili et qu'il s'est déjà passé bien des choses depuis ! Super que tu aies vu tes soeurs c'est génial ! Je ne savais pas que la Tété passait te voir.... Ohhh comme ça me donne envie tout ça....!
    Et vos photos sont magnifiques, c'est un plaisir de les voir (mais je connais l'agacement de devoir les charger.....!) !
    Muchos besos para ustedes, cuidense, y que siguan pasandolo bonito :) cariñoooos

    RépondreSupprimer